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DECLARATION DU GOUVERNEMENT

25-04-2012

Discours_Président Assemblée Nationale_ouverture première session ordinaire


DISCOURS DU PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE DE COTE D’IVOIRE PREMIERE SESSION ORDINAIRE DE L’ASSEMBLEE NATIONALE LE MERCREDI 25 AVRIL 2012 ----------















Ce 25 avril 2012 est un jour exceptionnelà plus d’un titre, pour la représentation nationale de Côte d’Ivoire.

Tout d’abord, il consacre l’ouverture solennelle de la première session ordinaire de la deuxième législature de la deuxième république.

Cette cérémonie met fin à l’hibernation de notre institution après une si longue crise militaro-politique.

Vous comprendrez donc qu’il s’agitde reconstruire notre Assemblée Nationale et de lui redonner son prestige d’antan.


Ce jour est tout aussi exceptionnel parce que de mémoire de parlementaire ivoirien, aussi longtemps que l’on s’en souvienne, c’est la toute première fois qu’un Président de la République, marque par sa présence distinguée, l’ouverture d’une session parlementaire.

Chers collègues,

Il est de coutume qu’à l’ouverture de chaque session, le Président de l’Assemblée Nationale invite le Chef de l’Etat. D’ordinaire, le Président choisit de se faire représenter.

Si donc, le Chef de l’Etat peut se faire représenter, il peut tout aussi bien décider d’être présent, sans écorner le principe de la séparation des pouvoirs, ni remettre en cause l’indépendance du pouvoir législatif.

Je veux dire combien l’Assemblée Nationale dans son ensemble est particulièrement honorée par votre présence du couple présidentiel, que je veux saluer avec force.

Mesdames et Messieurs,

Aussi, vous me permettrez de m’adresser en premier lieu au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA.

Vous me connaissez. Je n’ai pas l’habitude de la flatterie, ce n’est pas ma nature. Je ne suis pas non plus obséquieux, ce n’est pas mon éducation.
Monsieur le Président de la République,

Vous connaissant, je sais que vous aussi, avez horreur des discours dithyrambiques.

Mais aujourd’hui, en cet instant solennelet en ce lieu privilégiéoù le Pouvoir Exécutif et le Pouvoir Législatif se trouvent ainsi réunis, j’ai décidé de désobéir.

Pour une fois, souffrez que je salue votre endurance, votre persévérance en politique.

Comment ne pas voir en vous un homme d’exception ?

Comment ne pas apprécier en vous ce grand homme d’Etat, comme il s’en compte hélas bien peu de nos jours.

Votre parcours politique a été si pénible et si douloureux !

Le cheminement de votre vie si périlleux !

Vous dont la dignité a été bafouée et insultée, vous qui avez dû vous battre pour la reconnaissance de votre nationalité ! Vous dont la résidence a été entièrement brûlée, non pas seulement les murs, mais les souvenirs si précieux que vous y conserviez !

Vous qui avez dû, sous vos yeux, voir mourir vos proches (Cousins, Oncles), vos militants. Vous, l’homme politique ivoirien qui avez subi la meurtrissure de la profanation de la tombe de votre propre Mère !

Oui, Monsieur le Président, vous avez souffert. Vos enfants, votre familleégalement. Mais surtout, votre Epouse, Madame Dominique OUATTARA, que je veux ici saluer avec déférence et respect.Qui aurait tellement voulu être avec nous aujourd’hui.

Mes chers collègues Députés,

C’est cet homme qui, devenu président de la République démocratiquement élu, garant de l’unité nationale, a trouvé la force de pardonner et de demander pardon à la nation, au nom de la réconciliation.

Comment ne pas vous admirer ? Et pourquoi m’interdire de saluer votre humilité ?

Chers collègues,

Notre mérite, le mérite de la représentation nationale, sera de saisir au bond le message de pardon du Président de la République.

En votre nom, élus du peuple, je demande pardon, et je vous invite, dès cet instant, à aller dans les campements, dans les villages, dans les villes et professer le pardon.

Ceux dont les maisons et les biens ont été brûlés, qu’ils pardonnent !

Ceux qui se sont sentis blessés, humiliés, qu’ils pardonnent !

Ceux qui ont vu leurs proches mourir, qu’ils pardonnent aussi !

Ceux quiont eu les tombes de leurs parents profanées, qu’ils trouvent la force de pardonner.

Oui, Monsieur le Président de la République, la nation entière vous rend hommage, comme elle rend hommage à tous ces hommes, à toutes ces femmes et tous ces jeunes qui ont perdu la vie dans notre quête commune de la démocratie.

Je pense à toutes ces victimes qui ont consenti le sacrifice suprême pour que nous soyons libres aujourd’hui.
Je garde le souvenir vivace de leur courage et de leur bravoure.

A présent, qu’il me soit permis d’exprimer notre profonde gratitude à tous les Présidents des Parlements d’Afrique et d’Europe ainsi qu’aux Représentants des Organisations parlementaires.

Par leur présence nombreuse, ils démontrent, si besoin en était, que le destin de la Côte d’Ivoire parle au cœur de tous les hommes et de toutes les femmes qui, dans le monde entier, sont épris de justice et de liberté.

Je salue également la présence de Monsieur le Premier Ministre et des membres du Gouvernement. Je les assure de la totale disponibilité de l’Assemblée Nationale, pourles accompagner étroitement.

En retour, nous comptons sur leur participation active à nos travaux.

Ainsi, pourrons-nous procéder avec eux à l’examen et à l’adoption de lois qui promeuvent le développement de l’économie nationale et garantissent aux citoyens leurs droits fondamentaux.

Il n’est pas dans mes intentions d’approfondir ici et aujourd’hui les questions pourtant brûlantes de l’insécurité, du chômage et du pouvoir d’achat : je le ferai de façon plus transparente et plus efficace quand les Députés auront pris le temps d’interroger les populations.
D’ores et déjà, le parlement salue la promptitude du gouvernement qui a pris les mesures pour apporter des réponses appropriées à ces questions.

Que la tâche soit difficile, qui s’en étonnera, quand on sait que notre pays a subi les effets d’un désordre économique et d’une gabegie sans précédent ?

Et c’est ce à quoi le Gouvernement est confronté. Je demande donc à la population de faire preuve de patience. Le cap est fixé. Et je suis persuadé que nous réussirons.

L’Assemblée Nationale, se tient au côté du Président de la République et de son gouvernement pour faire de la Côte d’Ivoire, un pays émergentà l’horizon 2020.

Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institutions,

Les parlementaires souhaitent, dans une synergie d’ensemble, participer avec vous à l’édification d’une société ivoirienne plus juste et plus prospère.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et représentants d’organisations internationales,

Les élus du peuple souverain de Côte d’Ivoire vous remercient pour l’appui et le soutien de vos Institutions et Gouvernements respectifs, qui ne nous ont jamais fait défaut, surtout pendant les périodes les plus tumultueuses.
Je veux enfin remercier, tous nos invités, toutes les éminentes personnalités, civiles et militaires, d’ici et d’ailleurs, qui nous font l’amitié, de venir partager avec nous, la joie du peuple ivoirien d’avoir su triompher de tous les obstacles qui ont jalonné, sa longue marche vers la démocratie et la paix.

A chacune et à chacun d’entre vous, je dis MERCI.

Mesdames et Messieurs les Députés,

Chers collègues,

Après la séance inaugurale du 12 mars dernier, au cours de laquelle vous avez bien voulu m’accorder votre confiance en m’élisant Président de l’Assemblée Nationale, je me suis aussitôt mis au travail.

Avec mes collaborateurs, que je salue au passage, nous avons pu organiser et tenir, en moins d’un mois, la première session extraordinaire qui a procédé à l’élection des 27 membres du bureau définitif de l’Assemblée Nationale et à la validation de 5 groupes parlementaires, dont 3 issus de formations politiques, (le RDR avec136 membres, le PDCI avec ses88 membres, et l’UDPCI avec9 membres), et deux groupes indépendants (Dialogue avec 11 membres et Espérance avec 8 membres).

De même, nous avons pu constituer les 6 commissions permanentes dont les Présidents sont maintenant connus.

Désormais, notre Assemblée Nationale dispose de tous ses organes et elle est prête à prendre sa place au cœur de la République. Je dis bien :toute sa place au cœur de la République.

Chers collègues,

Dès ma prise de fonction, je vous ai fait connaitre ma volonté de moderniser notre Institution pour lui donner tout son prestige. Ainsi, je me propose de créer une Unité de Recherche et de Stratégie qui sera chargée de dégager des perspectives et de nous fixer des objectifs sur le long terme.


Je me suis également engagé à cette occasion à lutter contre cette idée trop répandue qui voudrait que le Parlement ne soit qu’une simple chambre d’enregistrement.

Ni soumise, ni servile, notre Institution jouera pleinement sa partition en toute indépendance, en toute honnêteté, en toute confiance, avec l’unique souci du bien-être du peuple et de l’avenir de la nation.

Ivoiriennes, Ivoiriens,

Pour le bon fonctionnement de la démocratie, vous le savez bien, le pouvoir exécutif seul ne suffit pas. Le rôle des autres Institutions, dont l’Assemblée Nationale, est tout aussi important dans la vitalité del’état de droit.

C’est une tâche exaltantemais exigeante que d’élaborer des lois et d’exercer un pouvoir de contrôle effectif sur l’action gouvernementale.

Peu de personnes, y compris moi-même avant que je le découvre, imaginent la débauche d’énergie que représente le travail du député.

Avant que le vote n’intervienne en plénière, chaque texte de loi doit en effet être minutieusement étudié en commission pour en évaluer l’impact sur la vie des citoyens.

Notre Institution se veut également un cadre de confrontation des points de vue, de tousles points de vue,confrontation nécessaire pour que puissent émergerdes solutions de compromis,qui soient conformes à l’intérêt général.

Ce qu’il faut craindre en démocratie, ce n’est pas la place que peut prendre le débat, mais plutôt l’absence de débats, qui constitue la pire des menaces.

Le débat bien compris, le débat constructif, ne peuvent que servir à progresser dans la bonne direction.

L’Assemblée Nationale joue donc un rôle essentiel : il lui revient d’une part, de formuler des amendements aux projets de Lois qui lui sont soumis, par une approche critique et constructive destinée à les améliorer. Il lui incombe d’autre part d’exercer son droit à l’initiative des Lois et de devenir ainsi, une véritable force de proposition.

Mesdames, Messieurs les Députés,

Votre fonction est donc importante et elle est complexe, car vous êtes à la fois des élus locaux en charge de la représentation d’une population et des élus nationaux qui exercent collégialement le pouvoir de voter les Lois.

Vous devez vous exprimer au nom des vôtres et, dans le même temps, légiférer au nom de la Nation toute entière. Il vous faut donc savoir conjuguer, de manière équilibrée, votre proximité des problèmes locaux et votre neutralité dans la recherche des solutions nationales appropriées : prophète en votre pays, performant dans l’hémicycle, tel doit être objectif.

Je tiens cependant à souligner fortement que, dans mon esprit, vous devez être en priorité des hommes de terrain et éviter plus que tout de vous couper de votre base.

Je vous le garantis, c’est dans les quartiers les plus défavorisés, dans les communes les plus insalubres, dans les campements les plus éloignés, qu’il vous faut entendre la voix du peuple. Il faut savoir l’écouter patiemment et le comprendre respectueusement.

Un bon député, sachez-le, c’est un député réélu.Prenons garde d’oublier nos électeurs.

Vous êtes la voix des hommes et des femmes, des jeunes et des moins jeunes, des croyants et des non-croyants, des nantis et des démunis : vous êtes la voix de la Côte d’Ivoire, sublime, profonde et mystérieuse.

Vous êtes la voix des terroirs et des territoires, dans toute leur diversité, dans leur inestimable complémentarité, vous êtes la voix de la nation réconciliée, rassemblée dans l’unité retrouvée !

Quant à moi, sachez que je mettrai tout en œuvre, pour que vous puissiez disposer des moyens de votre politique.

Ainsi, de concert avec le Bureau de l’Assemblée Nationale, je prendrai d’importantes mesures, dans l’optique du renforcement des capacités des députés.

Notre objectif est de vous assurer que vous pourrez disposer effectivement des moyens nécessaires pour exercervotre mandat en toute indépendance : indépendance financière, indépendancematérielle, indépendance politique.

(Monsieur le Président, ce sont les Députés qui m’ont demandé de dire cela !).

Il convient également de prendre les mesures indispensables pour la rénovation dusiège du Parlement à Abidjan.

En effet, il m’a été donné de constater que les infrastructures de l’Assemblée Nationale,sont dans un état de délabrement avancé.

Dans l’attente de son transfert effectif à Yamoussoukro, les bâtiments abritant notre Parlement, doivent être entièrement rénovés et équipés.



Mesdames les Députées, Messieurs les Députés,

A présent, je voudrais aborder une question qui me tient à cœur. Je veuxmettre l’accent sur l’importance de la participation effective et active des femmes, qu’il s’agisse de la recherche de la paix, ou de la dynamique du développement.

Soyez persuadés que la question du genre, est au cœur de mes préoccupations et qu’il me paraît inéquitable que nous ne comptions que 26 femmes députées, alors que leur rôle est si essentiel dans notre société.

Il y a quelques jours, je recevais à leur demande, une délégation des Femmes Députés conduite par Madame la 1ère Vice-présidente.

Voici l’état des lieux qu’elles m’ont dressé : seulement 6 femmes sur 36 Ministres, 26 femmes sur 252 Députés, 9 femmes sur 200 Maires.

Messieurs les Députés,

Vous ne devriez pas craindre la question du genre,ni vous inquiéter de la parité. En réalité,avouons-le : même quand nous traitions jadis les femmes de Sexe Faible, elles avaient pourtant le Pouvoir! Elles nous commandaient déjà la nuit!

Alors soyons honnêtes, soyons plus vrais et donnons leur franchement du pouvoir et assurément nous serons bien traités.
Mais revenons à notre propos : je considère quant à moi que la bonne gouvernance implique que tous les citoyens soient étroitement associés au processus législatif.

De même, une juste et complète information des citoyens constitue l’une des conditions majeures du développement d’une saine démocratie.

A cet égard, des débats dans les médias, des forums sur notre site internet avant l’examen des textes législatifs, seront organisés pour satisfaire à notre volonté d’ouverture.

Cette ouverture de notre Assemblée Nationale, je la veux également, sur l’Afrique et sur le monde.
C’est pourquoi je mettrai l’accent sur le développement de notre diplomatie parlementaire, par le renforcement de nos échanges au sein des assemblées parlementaires auxquelles nous appartenons, qu’elles soient régionales ou internationales. Il est révolule temps où l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire fonctionnait repliait sur-elle même.

Cette volonté procède de l’idée selon laquelle la Côte d’Ivoire a une responsabilité en Afrique, responsabilité qu’elle doit assumer.

Elle ne le pourra qu’en s’appuyant sur une véritable coopération avec les autres Assemblées Nationales.

Car, je vous le dis, la situation de la Côte d’Ivoire est étroitement liée aux équilibres sous-régionaux.

Pour nous qui avons connu une crise douloureuse et qui avons tant bénéficié de la solidarité des autres, ce serait une indifférence coupable que d’ignorer ce qui se passe dans notre environnement immédiat.

Les récents évènements survenus au Mali d’abord et en Guinée-Bissau ensuite, nous interpellent et nous désolent tous. Ils marquent assurément un profond recul dans la marche de la démocratie dans la sous-région.

C’est pourquoi il convient de saluer la prompte réaction de la CEDEAO et de son Président, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, qui a su,de concert avec tous ses pairs, prendre les mesures énergiques nécessaires pour que soient préservés surtout les intérêts de ces deux peuples frères.

Et c’est ici l’occasion d’adresser conjointement au Président du Faso, S.E.M. Blaise Compaoré et au Président de la Guinée, S.E.M. Alpha CONDE, nos encouragements pour les immenses efforts qu’ils ne cessent de déployer pour résoudre les crises qui secouent le Mali et la Guinée-Bissau.

La situation de ces pays ne doit pas, pour autant, nous conduire à l’afro pessimisme.

Voyez vous-mêmes : ces deux accidents apparaissent aujourd’hui comme des anachronismes de l’histoire et entrainent la réprobation unanime, là où 30 ans plus tôt, ils se seraient déroulés dans l’indifférence.

C’est pourquoi, ces poches de turbulences ne doivent pas nous amener à jeter l’anathème, sur toute la sous-région ouest africaine, car l’arbre ne doit pas nous cacher la forêt !

De ces deux douloureux événements, je me permettrai de tirer deux enseignements :
Le premier, c’est que désormais, les dirigeants africains démontrent au monde entier, s’il en était encore besoin, qu’ils sont capablesde régler par eux-mêmes leurs différends africains.

Le second enseignement, c’est que nous devons tous ensemble refuser que certains médias, au détourdes crises au Mali et en Guinée-Bissau, véhiculent une image déformée et écornée de la situation démocratique en Afrique.

Certes, nos jeunes démocraties sont encore fragiles, mais il est indéniable que presque tous nos Etats se sont dotés d’instruments électoraux fiables et viables.
En outre, nous assistons partout sur notre continent, à un formidable éveil de conscience des peuples, qui garantit l’irréversibilité de notre marche démocratique et la fiabilité de nos processus électoraux.

C’est pourquoi, je vous invite à applaudir le triomphe de la démocratie en Côte d’Ivoire et au Sénégal, à célébrer la vitalité du processus électoralau Niger et au Cap-Vert, et à vous féliciter de la consolidation de ce processus au Ghana et au Bénin.

Saluons également les exploits de la Sierra Leone, du Togo, de la Guinée et du Liberia : Oui, la marche démocratique de tous ces pays est une réalité.
Chers amis africains,


Tous ces exploits, nous les avons réussis en 50 ans de souveraineté, là où d’autres les ont réalisés en deux siècles d’existence. Comment ne pas se féliciter de cette remarquable accélération de l’histoire !

L’Afrique, j’en suis sur est le continent de l’avenir, le continent de l’espérance.

Chers collègues,

Je veux conclure.

La tâche qui nous attend est immense.
Saurons-nous être des responsables dignes de la Nation et des acteurs de la Côte d’Ivoire nouvelle, des artisans de la reconstruction de notre pays ?
Le peuple ivoirien et le monde entier nous regardent. Nous n’avons pas le droit de les décevoir.

Sachons donc donner l’exemple de la bonne gouvernance, car c’est sur cela que nous serons jugés.

Elus du peuple, nous devons éviter d’être les représentants de quelque groupe d’intérêt que ce soit. Nous devons, à tout instant, éviter de tomber dans les travers de la partialité ou d’être mus par des intérêts privés.

Je voudrais le dire avec force : nous avons une obligation de probité, d’objectivité, d’impartialité et d’intégrité.

C’est en agissant ainsi que nous renforcerons la confiance des citoyens dans notre Assemblée, que nous affirmerons notre crédibilité et que nous donnerons de nousmêmes une image digne et positive.

La mission que j’assigne à notre Institution, c’est d’établir, de promouvoir et de développer une conscience nationale, une culture de la démocratie, une démocratie vivante, une démocratie moderne, mais respectueuse de notre identité.
Je n’ai aucun doute sur la volonté qui anime chacune et chacun de nous d’apporter sa contribution à l’émergence d’une Nation délivrée des démons de la division et résolue à se projeter dans l’avenir.

Car nous avons en commun quelque chose de très fort, c’est la passion de notre pays et notre croyance en sa capacité de se relever et de retrouver toute sa place dans le concert des Nations.

Nous sommes tous comptables de l’avenir que nous préparons pour nos enfants.


Avec l’aide de toutes ses filles et de tous ses fils, notre pays va se relever, j’en ai l’intime conviction, et aller à la rencontre de son Formidable Destin.

Vive la Côte d’Ivoire !

Je vous remercie.

Guillaume Kigbafori SORO




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