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MISE EN LIBERTE PROVISOIRE DE 14 PERSONNALITES DE L’ANCIEN REGIME : LE GOUVERNEMENT SALUE UN ACTE POUVANT ACCELERER LE PROCESSUS DE RECONCILIATION

Quatorze (14) personnalités de l’ancien régime ont bénéficié de la liberté provisoire ce lundi 5 août 2013. Il s’agit de Mme Bro Grébé, Justin Koua, Michel Gbagbo, Narcisse Téa Kuyo, Affi N’guessan, Aboudramane Sangaré, Alcide Djédjé, Moïse Lida Kouassi, Soukouri Bohui, Alphonse Douaty, Séka Obodji, Henri-Philippe Dakoury Tabley, le colonel Konandi Kouakou et Nomel Djro. L’annonce officielle a été faite par le procureur de la République. Par ailleurs, au cours du point de presse consécutif au Conseil des ministres qui s’est tenu ce même jour à la Présidence, le Porte-parole du gouvernement, a commenté cette mesure. « Le conseil a pris acte de cette décision en espérant qu’elle contribuera à l’apaisement du climat sociopolitique et qu’elle contribuera également à accélérer le processus de réconciliation des Ivoiriens », a-t-il confié. Cette décision à l’en croire, doit « faire sortir le pays de la situation de belligérance dans laquelle les Ivoiriens se trouvent depuis la fin de la crise postélectorale ».

  
  

M. Bruno Koné a fait comprendre que la réconciliation nationale demeure un objectif du Chef de l’Etat : « C’est le vœu du Chef de l’Etat, son ambition, sa volonté de faire en sorte que les Ivoiriens se réconcilient ne se regardent plus en chiens de faïence ; de faire en sorte que toutes les énergies, toutes les intelligences soient mises à la disposition de la construction du pays.

Dans un communiqué lu sur les antennes de la Radiotélévision ivoirienne, le procureur de la République, M. Adou Christophe Richard a signifié que cette mesure a été décidée par la chambre d’accusation et le juge d’instruction. « Ces demandes de liberté d’office présentées par la Chambre d’accusation et par le juge d’instruction sont faites en application des articles 140 alinéa 4 et 201 alinéa 2 du code de procédure pénale de Côte d’Ivoire », a-t-il fait savoir, précisant également :
« Il ne s’agit que de liberté provisoire et les procédures en vue des jugements poursuivent leurs cours et connaîtront sûrement leur dénouement d’ici la fin de l’année».