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DEFORESTATION : LA DIRECTION DU REBOISEMENT VEUT INITIER UNE NOUVELLE POLITIQUE POUR RENVERSER LA TENDANCE

Face à la déforestation avancée du pays, le ministère des Eaux et Forêts a décidé d’apporter la réplique pour « renverser cette tendance dangereuse » qui menace l’équilibre écologique et la préservation de la nature. La principale arme dont veut se munir le département du ministre Nabo Clément est la mise sur pied d’une nouvelle politique de reboisement. En première ligne dans ce combat, la direction du reboisement et du cadastre forestier, sous la houlette de son directeur, le lieutenant-colonel Arafan Haidara veut de façon énergique redonner au couvert végétal national ses lettres de noblesses.

  
  

Le lieutenant-colonel Arafan Haidara a expliqué que l’amenuisement actuel de la forêt ivoirienne est dû à une agriculture d’exportation intensive. « On veut être premier producteur de cacao, de café, mais cela au détriment de la forêt », a expliqué l’ingénieur des eaux et forêts. Il a ajouté que cette situation est également due à l’intrusion des populations dans les forêts classées, phénomène qui s’est accentué selon lui, à la faveur de la crise politico-armée avec l’absence de l’administration forestière de certaines zones du pays.


D’où l’idée qu’il soutient de mettre en place une nouvelle politique de reboisement tournant le dos aux pratiques qui n’ont pas permis d’atteindre des résultats probants pendant plus de 10 ans. Tout en soulevant les insuffisances du reboisement conduit par la SODEFOR depuis 1994, le directeur du reboisement et du cadastre forestier entend mettre l’accent désormais sur un contrôle des opérations de reboisement par les opérateurs du bois à qui est imposé un quota annuel obligatoire.


Pour plus d’efficacité, il a révélé que les travaux de reboisement se feront prioritairement dans les forêts classées où l’administration forestière dispose d’espaces propres. Ces opérations de reboisement, a-t-il signifié seront encadrées et vérifiées d’après une périodicité qui va garantir le succès de la nouvelle politique de reboisement. « Il faut être présent sur le terrain », a-t-il insisté.


Dans la même veine, il mise sur une bonne gestion sylvicole pour un bon développement des arbres. Pour sanctionner l’inaction des opérateurs du bois, il propose une hausse de la pénalité qui passera de 300.000 à 600.000 par hectare non reboisé. Par ailleurs la nouvelle politique de reboisement entend faire la part belle aux reboisements des privés et des collectivités territoriales pour accompagner les initiatives publiques.

En tout état de cause, la direction du reboisement et du cadastre forestier mise sur la volonté politique pour inverser la tendance actuelle en reformant le cadastre forestier et en tenant compte de la forêt dans l’aménagement territorial.