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RELANCE DU DIALOGUE POLITIQUE A GRAND-BASSAM : UN POOL POLITIQUE POUR ANIMER LE DIALOGUE AVEC L’OPPOSITION CRÉE.

Le gouvernement de la république et l’opposition ivoirienne, toutes tendances confondues, sont réunies depuis ce 27 avril 2012 à N’Sah Hôtel de Grand Bassam. A l’ordre du jour, créer une plateforme d’échanges, « passerelle solide entre le gouvernement et l’opposition à l’effet de rompre avec l’immobilisme, source d’inquiétude, de rumeurs et de suspicions ».

  
  

« Le présent conclave doit être considéré comme l’amorce d’un processus de discussions dont nous allons définir ensemble le cadre et les modalités (..).Je forme le vœu sincère, que nous sortions de ce conclave plus unis autour de la Côte d’Ivoire, et résolument engagés pour la réconciliation afin de faire mentir tous ceux qui croient que la classe politique ivoirienne ne peut se réconcilier », a souhaité d’emblée le Premier ministre Me Jeannot AHOUSSOU-KOUADIO à l’ouverture du conclave.

Ajoutant que pour « la Côte d’Ivoire que nous aimons tous et pour les Ivoiriens nous avons l’obligation de servir, il ne saurait y avoir de préalables ni de contraintes qui vaille, dès lors qu’il s’agit de se retrouver pour tracer ensemble les sillons de la renaissance de ce pays où chacun de ses fils et filles doit pouvoir s’épanouir en participant pleinement à son édification ».

Joignant l’acte à la parole, le Premier ministre a annoncé la mise en place, côté gouvernement, d’un pool politique constitué de ministres qui seront désormais les interlocuteurs privilégiés des partis politiques, notamment ceux de l’opposition.

Au-delà le Premier ministre a tenu à saluer la présence des partis politiques de l’opposition, y compris le Front populaire ivoirien (FPI). Surtout, Me Jeannot AHOUSSOU-KOUADIO a souligné le courage politique et patriotique de ceux des exilés qui, en mettant fin à leur exil et en s’engageant à favoriser le retour de ceux des ivoiriens encore hésitant, répondent à l’appel pressant du Président de la république.


D’où ce nouvel appel de Grand Bassam : « N’ayez pas peur ! Rentrez en Côte d’Ivoire pour reprendre vos vies dans vos familles, dans vos quartiers, dans vos villages. La Côte d’Ivoire, votre pays, vous attends les bras ouverts ; le Président de la république, qui est le Président de tous les ivoiriens, vous attend sans haine, sans rancune, sans esprit de revanche, en fidèle disciple de Félix Houphouët-Boigny ».
Parce que « la grave crise qui a endeuillé la Côte d’Ivoire et fragilisé les Institutions de la République, est une crise de confiance entre les ivoiriens et plus particulièrement entre les membres de la classe politique », le Premier ministre a invité solennellement chacun des acteurs de la classe politique à « faire preuve de dépassement pour ne regarder que la Côte d’Ivoire, qui doit être pour nous tous, l’unique préoccupation aujourd’hui ».

Encore qu’au-delà de « nos différences ethniques, religieuses ou d’opinions politiques, nous avons tous en partage une identité, une patrie, une terre, la Côte d’Ivoire que nous devons aimer et servir avec amour, désintéressement et raison », a-t-il précisé.


Rappelant à chacun et à tous qu’après « la grave crise qui a secoué notre pays, chaque ivoirien, chaque parti politique détient un bilan, son bilan », le Premier ministre a indiqué que « quel que soit le côté où l’on se trouve et le bilan dont on dispose, ce bilan, est en tout état de cause au passif de la Côte d’Ivoire qui a payé un lourd tribut à cette crise ».

Partant « nous devons pouvoir exorciser le mal pour poser les jalons de la nouvelle espérance que nous avons l’obligation de construire ensemble. Sans oublier le passé que nous devons laisser au passé. Nous devons pouvoir laisser la justice des hommes faire sa justice et celle de Dieu faire la sienne. Nous devons laisser à l’histoire, le soin d’écrire l’histoire et de dire la vérité sur l’histoire récente ou passée de notre pays.

Nous devons surtout assumer en toute responsabilité notre présent, celui de frères et sœurs condamnés à vivre ensemble dans le respect de nos différences. Je veux donc vous inviter ce matin à vous engager aux côtés du Gouvernement dans l’œuvre de construction d’une nouvelle espérance pour nos enfants et petits enfants à qui nous avons l’obligation morale de léguer plus que nous n’avons nous-mêmes reçu.

Nous devons dessiner avec courage et par la force du dialogue, les contours d’un consensus minimal pour reconstruire ensemble une Côte d’Ivoire à nouveau fraternelle et au travail. Telles sont les obligations essentielles qui sont les nôtres en tant qu’ivoiriens et surtout en tant qu’acteurs de ce cadre de concertation favorisé par le Président de la République » a-t-il conclu.

C’est le lieu de souligner que le conclave républicain s’articulera autour de trois points à l’ordre du jour que sont la participation de l’opposition au processus démocratique, les élections, la justice et la sécurité