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COOPÉRATION: LE PREMIER MINISTRE ÉCHANGE AVEC LE COMMISSAIRE AU DÉVELOPPEMENT DE L’UE

M. Andris Piebalgs, commissaire européen au développement, en visite officielle en Côte d’Ivoire, a été reçu en audience par le Premier Ministre Me Jeannot Kouadio-Ahoussou le mercredi 18 à la Primature. C’était en présence du ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères, Daniel Kablan et de l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire près l’Union Européenne, Jean-Vincent Zinsou. Pour l’émissaire européen, la rencontre d’échanges a porté sur le processus de réconciliation nationale et l’appui de l’UE à la Côte d’Ivoire. Ci-dessous sa déclaration :

  
  

« L’union Européenne est très engagée pour soutenir la Côte d’Ivoire. Nous avons toujours fait beaucoup de soutien politique et surtout la coopération avec la Côte d’Ivoire dans des moments plus difficiles. Aujourd’hui c’est la croissance, c’est le service social, c’est la paix qui nous intéressent. Et nous avons abordé les questions qui sont en lien avec le dixième FED et toutes les mesures d’accompagnement, c’est-à-dire 100 millions d’euros pour des projets qui marchent bien.

Ce qui est très important, c’est aussi le rôle de la Côte d’Ivoire à la présidence de la CEDEAO parce que comme vous le savez il y a eu le coup d’Etat au Mali et en Guinée Bissau. Et aujourd’hui on peut dire qu’avec le leadership du ministre d’Etat et de la Côte d’Ivoire, ces situations s’améliorent. On ne peut pas encore dire que tout va bien mais il y a beaucoup de chance qu’on puisse éviter le pire. Pour nous c’est crucial que la CEDEAO prenne le leadership dans ces dossiers très difficiles parce que si les pays de la région ne prennent pas leur responsabilité, qui pourrait la prendre. Je félicite la Côte d’Ivoire qui prend le leadership dans ces conditions très difficiles.

Le premier secteur prioritaire c’est la gouvernance. Nous sommes entrain de préparer un appui budgétaire pour la gouvernance. Le deuxième secteur c’est les infrastructures. Nous allons investir dans l’électricité, dans les chemins de fer, dans les routes et aussi dans les secteurs de l’assainissement et de l’eau. Le troisième c’est le secteur du social, c’est la formation professionnelle et la santé. Mais il y a d’autres domaines que nous avons en cours. Dans le futur je voudrais encore être plus dans le secteur alimentaire et le développement rural parce que là il y a un besoin d’investissement énorme. Le secteur rural demande que les bailleurs de fonds pensent à investir plus.

Nous avons encouragé à faire plus d’efforts pour la réconciliation mais aussi pour le réforme du secteur de la sécurité parce que toute la responsabilité repose sur le Gouvernement parce que nous ne nous pouvons que soutenir quelques éléments mais là, il s’agit d’une volonté politique. J’ai compris aujourd’hui qu’il y a des discussions entre les parties ici en Côte d’Ivoire. C’est très encourageant parce qu’en premier il faut parler. Il faut chercher le consensus. On ne peut rester divisé. C’est vraiment l’affaire du pays parce que du dehors on ne peut qu’encourager et prendre note mais c’est quelque chose qui est national et je crois qu’il y a de bonnes chances qu’une solution sera trouvée. Mais ça va prendre du temps. Ça ne sera jamais résolu très facilement que dans le cas où le problème était moins élevé.