GRANDS DOSSIERS :
L’EMERGENCE DE LA COTE D’IVOIRE, QUELLE PLACE POUR LA SALUBRITE URBAINE ET L’ASSAINISSEMENT

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TEXTE DE PRESENTATION

Invité de la tribune « Les Rendez-vous du Gouvernement » organisée par le Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG),  la Ministre de la Salubrité Urbaine et de l’Assainissement,  Anne Désirée Ouloto a présenté à la presse le 21 juillet au Plateau, ses nouvelles orientations pour assainir le milieu de vie des ivoiriens.


« Sortir de la mauvaise habitude de gestion des questions urgentes pour aller vers des solutions durables », c’est la voix que la Ministre Anne Ouloto entend suivre pour relever le défi d’une Côte d’Ivoire émergente en phase avec un environnement sain et salubre.


Plus de 218 milliards de FCFA seront investis dans des programmes d’assainissement (56 milliards FCFA) et de salubrité (162 milliards FCFA). De façon pratique, la Ministre   mettra en œuvre plusieurs études et des schémas directeurs d’assainissement et de salubrité.


A ce titre, une quarantaine d’études ont déjà été réalisées en matière de salubrité au nombre desquelles une dizaine attend d’être financée. En matière d’assainissement, c’est huit études déjà effectuées et sept autres en réalisation. En amont, Mme Anne Ouloto envisage de mettre en place des politiques sectorielles d’assainissement qui permettront de résoudre définitivement les problèmes existants. Un groupe sectoriel Eau-Hygiène-Assainissement (EHA) sera créé dans ce cadre, a-t-elle indiqué.


Un point d’honneur sera mis sur la sensibilisation des populations en vue de susciter en eux, des changements de comportements.  Une semaine nationale de la propreté débutera bientôt (du 1er au 6 août) pour interpeller les consciences, apprendre à chaque citoyen les bons réflexes et les bonnes attitudes à avoir  pour garder son environnement sain et salubre, a fait savoir la Ministre.


Dans cet ordre,  3,5 milliards de FCFA seront consacrés durant trois ans, à des campagnes d’éducation au changement de comportement. Pour ce qui concerne la sensibilisation relative à la mesure d’interdiction des sachets plastiques, c’est 150 millions de FCFA qui ont été dégagés.


Cette dynamique de sensibilisation, la Ministre  veut la mettre en œuvre avec toutes les forces vives du pays, notamment la presse, à travers des ‘’opérations marchés et gares routières propres’’ et la mise en place de comités locaux de propreté sur le territoire national.


Elle entend également sévir face aux mauvaises habitudes. Un comité national de lutte contre le désordre urbain va voir le jour. Entre temps, elle a demandé aux opérateurs de production de sachets plastiques de se mettre au diapason du décret d’interdiction. Selon elle, le temps de sensibilisation est à son terme. A ce titre, elle a annoncé la redynamisation des activités du Comité de mise en œuvre du décret d’interdiction des sachets plastiques.


Par ailleurs, pour moderniser les politiques en place, l’invité des Rendez-vous du Gouvernement a évoqué son intention de fusionner l’ANASUR et le Fonds de Financement des Programmes de Salubrité, ensuite créer une plateforme avec les maires du pays et enfin établir un partenariat avec les organisations de la société civile. Instaurer par ailleurs,  une stratégie de prévention des déchets, la réorganisation complète du service de propreté, l’introduction du tri sélectif des déchets dans le quotidien des ménages et leur valorisation par le recyclage.


Toutes  ces politiques doivent s’appuyer sur des infrastructures de pointe. En la matière, la réalisation de  trois centres de groupage d’ordures ménagères. Deux sont déjà presqu’achevés, a-t-elle noté. Et  la construction de  trois centres d’enfouissement technique à Abidjan, et une trentaine dans les villes de l’intérieur du pays.


 


Il est prévu en outre, des unités de tri, des usines de valorisation des déchets en électricité ou en gaz. Au plan de l’assainissement, un nombre très importants de projets sont au programme. Il s’agit entre autres, de doter 8.000 villages de latrines familiales pour mettre fin à la défécation à l’air libre, de construire plusieurs stations d’épuration d’eaux usées dans les villes, de réaliser des bassins d’orage pour empêcher les inondations et   éboulements de terrain, etc.